Tour guide

La casbah d'Alger

Située sur la côte méditerranéenne la casbah d'ALGER, communément appelée la Casbah, correspond à la vieille ville ou médina d'ALGER dont elle forme un quartier historique inscrit au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO depuis 1992.

Tahwissa Team9 min readSee offers

This article is written in French.

Elle s’étend sur 45 hectares dans un site original et accidenté avec 118 mètres de dénivellation. Ses rues tortueuses et pentues constituent aussi un élément caractéristique de la vieille ville. Elle abrite également douze mosquées dont la mosquée DJAMÂA-EL-KEBIR du 11e siècle.

ALGER ou " EL DJAZAIR" d’où son nom en arabe qui veut dire "les iles" et de son nom phénicien IKOSIUM qui veut dire l’ile aux mouettes. La ville d'Alger est bâtie en amphithéâtre sur un rocher dont l'inclinaison est tournée vers l'Est. L'enceinte de cette étrange cité, telle que nous la trouvâmes, avait la figure d'un triangle, dont la base, formant une ligne brisée tracée par le rivage, présentait le côté le plus étendu. Les deux autres côtés montaient jusqu'à la Casbah, située au sommet du triangle. Un mur à l'antique, avec des tours de distance en distance et avec une espèce de fossé du côté Sud et un ravin profond du côté Nord, fermait cette enceinte. La ville offrait l'aspect d'une masse de maisons, recouvertes d'un enduit d'une blancheur éblouissante, que sillonnaient des ruelles étroites et tortueuses, où deux mulets ne pouvaient se croiser qu'au moyen des retraites qu'on avait pratiquées çà et là.

plan de la casbah d'alger
Plan de la casbah d'alger

ALGER ou " EL DJAZAIR" d’où son nom en arabe qui veut dire "les iles" et de son nom phénicien IKOSIUM qui veut dire l’ile aux mouettes. La ville d'Alger est bâtie en amphithéâtre sur un rocher dont l'inclinaison est tournée vers l'Est. L'enceinte de cette étrange cité, telle que nous la trouvâmes, avait la figure d'un triangle, dont la base, formant une ligne brisée tracée par le rivage, présentait le côté le plus étendu.

Les deux autres côtés montaient jusqu'à la Casbah, située au sommet du triangle. Un mur à l'antique, avec des tours de distance en distance et avec une espèce de fossé du côté Sud et un ravin profond du côté Nord, fermait cette enceinte. La ville offrait l'aspect d'une masse de maisons, recouvertes d'un enduit d'une blancheur éblouissante, que sillonnaient des ruelles étroites et tortueuses, où deux mulets ne pouvaient se croiser qu'au moyen des retraites qu'on avait pratiquées çà et là.

Réservez votre visite de la Casbah d’Alger avec nos guides expérimentés !

HISTOIRE

Le site fut habité au moins dès le 6e siècle avant notre ère quand un comptoir phénicien y fut installé. Elle est passée ensuite entre les mains des maîtres d’Alger Carthaginois, Romains puis chefs de tribus Berbères et Arabes Le terme Casbah, qui désignait à l'origine le point culminant de la médina de l'époque ziride, s'applique aujourd'hui à l'ensemble de la vieille ville d'El Djazair, dans les limites marquées par les remparts d'époque ottomane édifiés dés la fin du 16e siècle.

De cinquante hectares, il n’en restait plus que dix huit…Elle fut totalement reconstruite après le tremblement de terre de 1716. ALGER était une petite ville berbère indépendante, dotée d’un port médiocre. Elle vivait sous la protection des arabes Tha’âliba, installés dans la région. La ville n’occupait qu’une partie de l’espace qui fut le sien à l’ère ottomane. L’ancienne villeberbère comportait une citadelle (CASBAH), qui se trouvait dans la zone qui devait porter plus tard le nom de Sîdî Ramdân, et qui marquait selon toute probabilité le point le plus haut de la ville.

Gravure ancienne représentant la ville d’Alger, vue depuis la baie. Au centre, la médina s’étend en amphithéâtre sur la colline
Alger, ville fortifiée et son port, vus de la mer (gravure, époque ottomane).

Présente Turque 1515 – 1830

L’attaque ibérique contre le Maghreb central et occidental, couronnée par plusieurs victoires (Mers el-Kébir en 1505], Penon de Valez en 1508], Oran en 1509], Bougie en 1510], semblait donner le contrôle de toute la région aux Espagnols, lorsque dans l’arène maghrébine apparut un nouvel élément politique : l’Empire ottoman. Celui-ci ne se contentait pas de porter un coup d’arrêt à l’avance ibérique, mais créait une frontière entre les Ottomans et l’Empire des Habsbourg, en annexant la majeure partie du Maghreb à ses territoires. A. C. HESS considère que, vue du Maghreb, l’arrivée des Ottomans par la mer a une importance qui ne peut être comparée qu’à la conquête de la région par les Arabes au 7e siècle.

Les nouveaux arrivés avaient l’intention de participer à la guerre de course qui avait pris un tournant décisif depuis l’expulsion et l’immigration des musulmans andalous pendant et après la reconquête. Car, pour les expulsés, qui constituaient un élément belliqueux, la guerre maritime sous forme de course contre l’Espagne faisait partie de la guerre sainte. Les Ottomans qui venaient prendre part à cette guerre ne constituaient pas une force régulière de l’Empire. Il s’agissait d’aventuriers, motivés tout autant par la volonté de faire la guerre sainte aux chrétiens que par le profit d’un éventuel butin. Ces guerriers, des ghâzî, collaboraient avec les musulmans d’Espagne, tant en les aidant à émigrer qu’en participant aux raids sur la côte espagnole.

Dans le cadre de l’offensive ibérique, la ville d’Alger avait livré en 1511 un des îlots qui barraient son port aux Espagnols. Ces derniers avaient construit une forteresse (le Penon) sur cet îlot situé à trois cents mètres face à la ville. Pour se débarrasser de cette menace, les habitants de la ville s’adressèrent au corsaire ARUDJ, alias BARBEROUSSE, qui entra dans Alger en 1515. Après une courte période, il fit exécuter l’ancien gouverneur de la ville pour prendre sa place. En 1516, le corsaire turc Khaïr al-Din installe sa capitale à Alger. Il en fait une ville fortifiée en construisant d'imposants remparts, qui sont à l'origine de la Casbah. Au delà de sa richesse artistique, la vieille ville est un précieux témoin de l'histoire de l'Algérie.

Avec la prise du pouvoir à Alger par les corsaires, son histoire ainsi que celle de la quasi-totalité du Maghreb, prennent un nouveau cours : les Ottomans, sous la direction de AROUDJ au départ, puis celle de son frère KHAYREDDIN qui l’avait remplacé après sa mort en 1518, allaient intégrer la région au sein de l’Empire. De ce fait, Alger, devenue le centre du nouveau territoire ottoman, allait connaître un développement très important qui correspondait à son nouveau statut de capitale

port d'alger periode ottoman
port d'alger periode ottoman

Le 17 Mai 1529, il détruit la forteresse du Penon, édifiée par les Espagnols et construit la jetée qui va relier les îlots à la terre ferme. Pendant cette période "Ottomane", le siège du gouvernement et de l’administration se situait au Palais de la JENINA, dans la partie basse de la ville. S’y installeront les Beylerbeys de 1534 à 1585, les Pachas de 1585 à 1659, les Aghas de 1659 à 1971 et, enfin, les Deys de 1671 à 1817. Il est ensuite transféré à la Casbah Jusqu’en 1830. Capitale du pays durant la période 1529-1830, Alger est une place forte disposant d’une flotte redoutable qui lui confère une autorité sans égale en mer. Du 16ème au 19ème siècle, outre le palais de la JENINA. Limité par la place du DIWAN, de luxueuses demeures de dignitaires et de hauts fonctionnaires se construisent dans la partie basse de la ville : Dar Hassan Pacha, Dar Aziza, Dar Mustapha Pacha.

vieil alger djeninn et place du marché 1832
Square de la régence et rue bab el oued

[La Djenina, bâtie en 1662 par le pachalik Ismaël, s'étendait du centre ouest de la place du Gouvernement actuelle, à la rue Jénina. Elle comptait de nombreux bâtiments, dont le Palais du Sultan construit par Salah Raïs de 1552 à 1556, la mosquée Djama-Ech-Chouach, le Dar Hamed, harem du Dey Hamed (rue Bruce) assassiné en 1805, les fours et les magasins de la manutention (rue Jénina) le petit jardin (Djénan) du Palais Turc de Salah Raïs donna son nom à l'ensemble des constructions. Les Deys d'Alger habitèrent la Djénina jusqu'en 1817, époque à laquelle Ali Ben Hamed avant dernier dey d'Alger, se retira prudemment, avec ses gens et ses trésors à la Casbah

Gravure hollandaise de 1698. En représailles au bombardement d'Alger
Gravure hollandaise de 1698. En représailles au bombardement d'Alger par les Français, les Maures attachent le consul de France à la bouche d'un canon.

Quels étaient les rapports, les relations de la France avec l’Odjak d’ALGER ? Jean de la FOREST, ambassadeur de François 1er, en 1535, avait conclu avec SOLIMAM un traité de paix et de commerce dont voici les principales dispositions, qui depuis servirent de bases aux autres traités faits avec la Porte et les Etats barbaresques : « La libre navigation des deux puissances dans leurs mers respectives. L’inviolabilité des consuls, considérés jusqu’ici comme otages ; juridiction de ces consuls dans les affaires civiles de leurs compatriotes. La mise en liberté des esclaves… ». Ce traité, renouvelé en 1569 par Claude DUBOURG, et en 1603 par de BREVES, semblait garantir nos intérêts sur la côte barbaresque ; il n’en fut rien. BERTHOLE, nommé consul à Alger, n’y était pas admis ; GUINGUIGHOTTE, également. Le premier titulaire admis fut BIONNEAU, bientôt incarcéré et dont on perdit les traces. Le Père LEVACHER et PIOLLE étaient enfin mis à la bouche du canon ; LEMAIRE était mis aux fers ; les autres consuls étaient couverts d’avanies…

Mais, comme le dit MASQUERAY, le maitre de l’heure fut HUSSEIN qui frappa le consul de France DEVAL. Le 5 juillet 1830, l’armée française entrait dans Alger et la période de l’histoire turque était fermée.

Présence Française 1830 – 1962

Souhaitant mettre fin à la piraterie en Méditerranée en s'emparant de leur principal port-refuge, les troupes françaises commandées par de BOURMONT (1773/1846) débarquent à la pointe de Sidi-FERRUCH en juin 1830 et s'emparent d'Alger les 4 et 5 juillet 1830. Si la prise de la ville ne constitue au départ qu'une simple opération de police, l'occupation française se prolonge pendant plus de 130 ans : Alger devient la capitale de la nouvelle colonie d'Algérie et à partir de 1848, la préfecture du département du même nom.

Le texte de l'acte de capitulation :

Le général en chef de l’armée française s'engage envers Son Altesse le dey d'Alger à lui laisser la liberté et la possession detoutes ses richesses personnelles. Le dey sera libre de se retirer avec sa famille et ses richesses dans le lieu qu'il fixera ; et, tant qu'il resterait à Alger, il y sera, lui et sa famille, sous protection du général en chef de l'armée française. Une gardegarantira la sûreté de sa personne et celle de sa famille.

Le général en chef assure à tous les soldats de la milice les mêmes avantages et même protection.

L'exercice de la religion mahométane restera libre. La liberté des habitants de toutes classes, leur religion, leurs propriétés, leur commerce et leur industrie, ne recevront aucune atteinte. Leurs femmes seront respectées.

Le général en chef en prend l'engagement sur l'honneur.

L'échange de cette convention sera fait avant dix heures, ce matin, et les troupes françaises entreront aussitôt après dans laCasbah, et successivement dans tous les forts de la ville et de la marine.

Book Tour guide in Algiers

See all Tour guide offers

Keep reading

Tour guide

La Casbah d’Alger : un trésor du patrimoine algérien

La Casbah d’Alger, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992, est un joyau historique aux ruelles étroites, aux palais et aux maisons traditionnelles. Témoin de l’histoire et de la résistance algérienne, elle incarne l’âme et l’identité de la capitale.

5 min read

Welcome!

Sign in to Tahwissa to book your trips and manage your favorites.

Categories

Language and currency

Follow us